Macedonian Human Rights Movement International
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Press Release

Le MHRMI condamne l’UE pour avoir adopté la politique anti-macédonienne de la Bulgarie, connue sous le nom de la « proposition française »


Faisant preuve d’un mépris total de sa propre charte, l’UE a adopté la proposition de la France qui soutient pleinement la politique anti-macédonienne de la Bulgarie. Selon celle-ci, la Macédoine doit se conformer aux demandes de la Bulgarie pour adhérer à l’UE.*

La Bulgarie exige principalement la renonciation à l’existence de la minorité macédonienne en Bulgarie, ainsi qu’à la langue, à la nation et à la culture macédoniennes dans leur ensemble; l’adoption de la politique officielle bulgare selon laquelle tout ce qui provient de la Macédoine, y compris ses habitants, sont «vraiment bulgares»; la révision de l’histoire macédonienne afin de nier la collaboration de la Bulgarie avec l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale et son occupation de la Macédoine, en plus de ses crimes de guerre odieux contre les Macédoniens (notamment l’expulsion de plus de 7000juifs macédoniens vers le camp de la mort de Treblinka en Pologne); et la qualification de la Bulgarie comme «libératrice» plutôt qu’occupante de la Macédoine durant la guerre.

L’Union européenne se trouve donc dans l’obligation de condamner la Bulgarie pour avoir violé de manière flagrante la charte de l’UE et les droits des Macédoniens (ce que la Cour européenne des droits de l’Homme a fait à 14reprises) et de prendre des mesures pour réprimander la Bulgarie. Pourtant, elle a choisi de se prononcer contre les Macédoniens, comme lorsqu’elle avait approuvé la politique grecque visant à remplacer le nom «Macédoine» par le terme très choquant «Macédoine du Nord» (conçu pour nier l’identité ethnique des Macédoniens et permettre à la Grèce de s’approprier le nom «Macédoine»). Cette politique avait également pour objectif de rejeter l’existence de la minorité macédonienne en Grèce, ainsi que la nation, la langue, la culture et l’histoire macédoniennes dans leur intégralité.

Dans ce que l’on appelle la «proposition française», Emmanuel Macron a pleinement appuyé les demandes de la Bulgarie, et les a ajoutées comme conditions préalables à l’adhésion de la Macédoine à l’UE. L’Union européenne les a ensuite officiellement adoptées. Le Commissaire européen à l’élargissement et à la politique européenne de voisinage, Oliver Varhelyi, a déclaré:

«L’UE prend très au sérieux toutes les préoccupations de la Bulgarie, et les a désormais intégrées au processus de négociation. Le moment est venu de prendre des décisions responsables. Les Balkans occidentaux doivent faire partie de l’Union européenne. Nous serons plus forts ensemble.»

Le Macedonian Human Rights Movement International (MHRMI), ou le Mouvement international des droits de l’Homme de la Macédoine (MIDHM) en français, tient à rappeler à M.Varhelyi et à l’UE les «préoccupations» de la Bulgarie, telles que déclarées par l’ancienne ministre des Affaires étrangères de la Bulgarie, Ekaterina Zakharieva, et réitérées quotidiennement par le gouvernement bulgare :

«Nos préoccupations proviennent des revendications incessantes d’une minorité macédonienne en Bulgarie. Nous pourrions y remédier en affirmant que ses racines sont bulgares.»

Le MIDHM se demande si un pays ou un parlementaire de l’UE serait prêt à renoncer à sa propre identité. L’organisme aimerait précisément savoir si les Français accepteraient que leur langue et leur culture deviennent «vraiment allemandes», que les nazis aient «libéré» la France pendant la Seconde Guerre mondiale, et que leur pays porte un nouveau nom, la «France de l’Ouest», et s’ils abandonneraient toute revendication de tout ce qui est français.

L’UE ne s’attendrait pas à ce que la France approuve ces mensonges flagrants, ce révisionnisme historique ridicule et ce déni fondamental de son droit à l’autodétermination, et elle ne devrait pas non plus le faire dans le cas de la Macédoine.

Le MIDHM appelle à nouveau ceux et celles qui souhaitent réellement soutenir la défense des droits de l’Homme à condamner l’UE et l’OTAN pour leurs politiques anti-macédoniennes, à réprimander la Bulgarie et la Grèce pour leur violation des droits des Macédoniens et à défendre le droit de la Macédoine à détenir son propre nom ainsi que sa propre identité, histoire, langue et culture.

*Le MIDHM s’oppose à l’adhésion de la Macédoine à l’UE et à l’OTAN, car ces organisations défient de toute évidence leurs «valeurs qui consistent à promouvoir la démocratie et les droits de l’Homme».


Le Mouvement international des droits de l’Homme de la Macédoine (MIDHM) milite depuis 1986 pour les droits des Macédoniens, de leur pays et des autres peuples opprimés. Le MIDHM revendique le respect du nom «Macédoine», de l’identité et des droits des Macédoniens opprimés dans les Balkans. Pour en savoir plus : 1-416-850-7125; info@mhrmi.org, mhrmi.org, twitter.com/mhrmi, facebook.com/mhrmi, instagram.com/MacedonianHumanRights #OurNameIsMacedonia